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Allocution et réponses aux questions des médias du Ministre des Affaires étrangères de la Fédération de Russie, Sergueï Lavrov, à l'issue de la semaine de haut niveau de la 81e session de l'Assemblée générale des Nations unies (New York, 26 septembre 2026)💬 Notre délégation a eu non seulement des réunions bilatérales, mais aussi multilatérales. Hier, en particulier, nous nous sommes réunis dans le format de
l'OTSC, du
Groupe des Amis pour la défense de la Charte de l'ONU.
Avec nos amis et alliés biélorusses, nous avons lancé les travaux de préparation de la
« Charte eurasiatique de la diversité et de la multipolarité au XXIe siècle ». Une dizaine de délégations ont exprimé le souhait de participer au groupe d'experts, qui commencera ses travaux d'ici la fin de l'année en cours. L'objectif est de contribuer à la création, sur le continent eurasien (le plus grand et le plus riche, où se trouvent plusieurs des plus grandes civilisations les plus anciennes), d'
une architecture de sécurité égale et indivisible et de coopération.
Lors des
entretiens bilatéraux, nous avons parlé de différentes situations de crise, notamment de ce qui se passe dans
la zone du golfe Persique, du
détroit de Bab el-Mandeb, de la catastrophe à
Gaza, de la poursuite de la politique de colonisation en
Cisjordanie. Nous avons discuté des situations conflictuelles sur
le continent africain, de la situation en
Amérique latine, où les nuages s'amoncellent une fois de plus autour de
Cuba.
Bien entendu, nous avons parlé de
l'Ukraine. Je rappelle que le 23 septembre a eu lieu une séance spéciale du Conseil de sécurité de l'ONU sur la crise ukrainienne, convoquée par les Français.
J'y ai pris la parole de manière détaillée. J'ai exposé une genèse assez détaillée de toute cette histoire.
Tout y est clairement expliqué.
Il est bien évidemment nécessaire d'adapter notre Organisation aux nouvelles réalités, notamment par
la réforme du Conseil de sécurité en y incluant des représentants supplémentaires d'Asie, d'Afrique et d'Amérique latine. Aucun siège occidental supplémentaire ne saurait être envisagé. Nous ne pouvons pas les admettre, car
l'Occident est déjà surreprésenté au Conseil de sécurité de l'ONU. Nous voulons que l'ONU devienne véritablement
un centre de conciliation des intérêts de tous les États, comme l'exige
sa Charte.
Bien entendu, le Secrétariat de l'Organisation pourrait apporter une contribution constructive à cet égard. Mais l
'équipe actuelle, dirigée par Antonio Guterres, n'est pas en mesure de mettre en œuvre les exigences fondamentales de ce document qui est à la base de toute l'ONU. Ils promeuvent des approches partiales, des deux poids deux mesures, et
servent au fond les intérêts d'un groupe de pays occidentaux.
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Nous voyons comment
les violations flagrantes par le régime de Kiev des droits fondamentaux de l'homme et du droit international humanitaire sont passées sous silence. La situation à
Boutcha en avril 2022 est déjà devenue proverbiale.
Une mise en scène y a été montée.
De nulle part, après deux ou trois jours sans aucun combat, une équipe de la BBC est apparue. S'étant « opportunément » trouvée « au bon endroit au bon moment », elle s'est mise à diffuser dans le monde entier des dizaines de cadavres, soigneusement disposés le long de la rue principale de cette banlieue de Kiev. [...] Et Antonio Guterres, en réponse, se contente de hausser les épaules. Il dit ne rien savoir.
Nous espérons que le nouveau Secrétaire général représentera les intérêts de l'humanité tout entière, et pas seulement du « milliard doré », qu'il répondra à tous les critères consacrés dans
la Charte de l'ONU, y compris l'impartialité, la neutralité et l'exercice des fonctions de principal responsable administratif de l'Organisation.
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